Jeu sur l’interculturalité – les Derdians – au scrum wine Bordeaux #13.6

11/12/2013

Les Derdians au Scurm wine 13.6
Jeu des Derdians

Merci à Fabrice Aimetti (@fabriceaimetti) pour la photo !

2ème Scrumwine auquel j’assiste sur Bordeaux, au node (@bxnode)… pression… j’ai une session à faire jouer ce soir !!!

Début de soirée

Philippe Launay @PhilAgile nous présente les actu, les futurs évènements agiles (hey, si tout va bien je vais à l’Agile Open France 2014 et Agile Games France 2014, début d’année prochaine !!! J’ai hâte !!!).

Une évocation de agile parenting : http://www.projectconnections.com/articles/agileparenting.html

traduit par Fabrice Aimetti @fabriceaimetti  : http://agilarium.wikispaces.com/Manifeste+Agile+pour+les+Parents

Une évocation de Dogma-free Scrum de Tobias Mayer @tobiasmayer : http://www.scrumalliance.org/system/slides/50/original/Dogma-free%20Scrum_sglon11.pdf?1318951363

J’ai aimé la simplicité de son schéma :

dogma-free scrum by tobias mayer

Les Derdians, ooops c’est à moi d’animer…

Pour le coup, je suis restée dans ma zone de confort, j’anime les Derdians, que @LanLevy m’a fait connaître l’année dernière, en version compressée sur 1 heure.

Les Derdians est un jeu sur l’interculturalité, son objectif simuler la rencontre de 2 cultures : une équipe d’ingénieurs d’un côté qui vont aller à la rencontre d’une population avec qui ils vont collaborer pour mener à bien un projet de construction. Le challenge des joueurs d’ingénieurs : faire preuve d’adaptation à cette nouvelle culture et mener à bien leur projet collaboratif en 15 min. Le challenge des joueurs de Derdians : intégrer la culture ancestrale Derdiane en… 15 min aussi…

Le jeu a bien fonctionné d’après les retours que j’ai pu capter. Cela m’encourage à réutiliser ce format plus court qui est plus facile proposer en entreprise. Cf. le mode d’emploi du facilitateur.

C’est un jeu que j’apprécie particulièrement car il est très riche d’enseignements sur les différences culturelles et sur leur gestion en pratique. De plus, les différences culturelles, nous les retrouvons certes lorsqu’il faut collaborer avec Bangalore, mais aussi parfois lorsqu’il faut collaborer avec l’entité, le site ou le bureau d’à côté. Et oui, les différences culturelles ne sont pas uniquement les différences nationales, folkloriques, religieuses, elles se nichent partout : dans les jargons d’entreprises, les process quotidien plus ou moins customisés, entre les équipes, les entités : entre clients/fournisseurs, entre le marketing/l’informatique, entre MOA/MOE, entre les commerciaux/les développeurs… entre dev/ops (vous me voyez arriver…)

Du point de vue de chacun, nous voyons beaucoup d’« Autres ». Cela me fait rebondir sur une de mes lectures récentes(1) qui citait le concept d’altérité, développé par Jean-Louis Lascoux (2). « Pour [ce dernier] la reconnaissance de l’altérité implique d’accepter de façon inconditionnelle au moins trois éléments : la légitimité de point de vue, le droit à la maladresse et la bonne intention centrée sur soi »(1).

« Les clés de l’altérité » (1)

  • La légitimité de point de vue : l’autre à le droit de penser ce qu’il pense même si cela ne correspond pas à notre point de vue. Une des phrases qu’il me semble répéter tout le temps : « chacun possède sa réalité, donc chacun a raison de son point de vue ». Je l’utilise lorsqu’il s’agit d’appréhender une situation de conflit ou d’incompréhension. Je souhaite faire comprendre à chacun qu’il ne s’agit pas d’imposer/faire adopter son point de vue à/par l’autre, mais de commencer par « simplement » exprimer sa réalité et écouter celle de l’autre acceptant Sa réalité à lui.
  • Le droit à la maladresse : « [reconnaître] à l’autre le droit d’être maladroit[, accepter] qu’il n’ait pas d’autres moyens à sa disposition pour exprimer ce qu’il a à dire » même si l’autre dit, fait quelque chose qui nous semble orienté contre nous.
  • La bonne intention centrée sur soi : « chaque individu cherche prioritairement à satisfaire ses propres besoins, désirs ou envie afin de préserver son équilibre personnel. Il est bien intentionné… Mais pour lui-même. Nous ne pouvons pas lui en tenir rigueur. »

Si je repense à l’exercice des Derdians, avec cet éclairage :

  • Ce qui avait bien aidé : ne pas juger (et donc rejeter l’autre), il est différent de moi et so what => légitimité de point de vue
  • Les ingénieurs commettaient des impairs, avaient un retour négatif, passaient outre et essayaient autre chose => le droit à la maladresse
  • La bonne intention centrée sur soi a été moins expérimentée à mon sens car les Derdians et les Ingénieurs n’avaient pas d’intérêts divergents, ils voulaient tous collaborer sur un projet de construction

(1)     : Christophe Carré, Manuel de manipulation à l’usage des gentils, Ed. Eyrolles 2013

(2)     : Jean-Louis Lascoux, Et tu deviendras médiateur… Et peut-être philosophe, Bordeaux, Médiateurs éditeurs, 2è édition, 2010.

Irène Doan

 

3 commentaires

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